La CGT (Confédération générale du travail) a fêté en 1995 son centenaire. Elle fut créée lors d'un congrès réunissant, du 23 au 28 septembre 1895, à Limoges dans le centre de la France, "des chambres syndicales, groupes corporatifs, fédérations de métiers, unions et bourses du travail". 75 délégués participaient à ce Congrès constitutif. Mais la véritable naissance de la CGT date de 1902, lors du congrès de Montpellier, où la fusion se réalisa entre les fédérations des métiers (structures professionnelles) et la Fédération des bourses du travail (structures géographiques). Elle eut à connaître plusieurs scissions et réunifications tout au long du siècle écoulé. Elle compte aujourd'hui environ 700 000 adhérents.


Dans la Fonction publique, le syndicalisme est d’histoire beaucoup plus récente que dans le secteur privé.
En effet, l’État n’a reconnu à ses personnels le droit de se syndiquer qu’en 1946 avec le vote du Statut général des Fonctionnaires révisé en 1983 / 1984.
Certains textes, des jurisprudences, ainsi que des méthodes et comportements trop répandus visant à maintenir les fonctionnaires dans un cadre de soumission et à en faire des citoyens à droits réduits et devoirs élevés, représentent des vestiges de cette histoire et révèlent la levée récente de cet archaïsme en matière de démocratie et de citoyenneté en général – et au travail en particulier.