Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires

COMMUNIQUÉ

Retraites dans la Fonction Publique :
allongement de la durée de cotisations,
avant ou après les élections,
C’EST NON.



Il faut être clair et ne pas surfer sur le sujet : système de répartition, fonds de pensions, épargne salariale, niveau du taux de remplacement, âge de départ, durée de cotisations… toutes les questions sont sur la table. Or, on assiste actuellement à une grande partie d’esquive, de non-dits, d’affirmations sans fondements explicites.

Il semble pourtant bien que, pour ce qui concerne la Fonction Publique de l’État (mais aussi au-delà), l’allongement de la durée d’activité cotisée serait la perspective privilégiée (au nom d’une " égalité " qui, d’une part, s’effectuerait sur des reculs de droits et qui, d’autre part, ne pourrait engendrer que d’autres reculs pour tous).

Alors ouvrons le débat clairement, ouvertement. Car contrairement à tout ce qui a été dit, aucun début de négociation n’a eu lieu sur le sujet dans la Fonction Publique.

Parlons donc du contenu des discours catastrophistes pour l’horizon… 2040 !

Parlons plutôt de la part de mobilisation du PIB (richesses produites) que nécessite le maintien du régime de répartition, du départ à 60 ans, du taux de remplacement à 75 %, de l’alignement de tous sur les 37,5 annuités de cotisations.

Certes, cela demande d’opérer des choix, mais encore faut-il les affirmer clairement.

Soit ils sont faits en direction des salariés et retraités, soit ils vont à l’encontre de leur situation.

Et il convient également de mettre dans le débat tous les effets induits par de tels choix de reculs sociaux : baisse du niveau des pensions versées à 60 ans (donc du pouvoir d’achat disponible des retraités, ses effets économiques) avec des entrées dans la vie active plus tardives (notamment dans la Fonction Publique, mais pas seulement) en raison de l’âge de fin d’études ou encore de périodes de précarité.

Oui, il est plus que temps que toutes les cartes soient mises sur la table. Il ne peut y avoir de chèque en blanc endossable ultérieurement.

Pour l’UGFF-CGT, les choix sont clairs.

Avant comme après les élections, nous n’acceptons pas de reculs sociaux. Ca n’est pas ce sens que nous donnons à l’histoire.

Nous recherchons par ailleurs une expression largement unitaire des organisations de la Fonction Publique sur cette question.

Montreuil, le 6 mars 2002