Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires


COMMUNIQUÉ



Notre pays vient de connaître à l’occasion des élections présidentielles un véritable séisme.


Lorsque l’extrême droite prend une telle place sur l’échiquier politique, cela nous interpelle fortement :

Parce qu’il en va des valeurs républicaines dont nous sommes porteurs,
parce qu’acteurs pour le progrès social, défenseurs du service public, des valeurs de solidarité, de laïcité, de neutralité, de l’égalité de traitement des populations, acteurs pour des droits nouveaux pour les personnels et les citoyens,
nous ne pouvons, en tant qu’organisation syndicale, demeurer spectateurs du soutien croissant à des idées fascisantes faites de xénophobie, de haine raciale, d’attaques contre les libertés démocratiques, de reculs sociaux considérables…

Face à une telle situation, il est de notre rôle, de notre devoir, de notre responsabilité, de créer toutes les conditions pour mener – dans les conditions de la situation d’aujourd’hui – un combat efficace et déterminé.

Nous devons nous rassembler pour impulser, sur le terrain qui est le nôtre et les questions qui nous interpellent directement, un mouvement à la hauteur des enjeux de la situation.
Faire vivre la démocratie, gagner des réponses de progrès aux grandes questions sociales, aux revendications, qui sont toujours posées, ce qui constitue le terreau sur lequel se nourrit l’extrême droite, lutter sans relâche contre les idées qu’elles dispensent, tels sont nos objectifs.

Le 1er mai doit constituer une première intervention massive du monde du travail. Nous appelons les personnels de la Fonction publique à prendre toute leur place dans les manifestations qui seront organisées dans tout le pays.

Par ailleurs, nous nous sommes adressés dès ce lundi à toutes les organisations de la Fonction publique pour leur proposer d’arrêter ensemble les dispositions qu’exigent la situation.


Montreuil, le 22 avril 2002